Le travail en mode hybride ; s'assurer que les messages passent et que la cohésion demeure

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Didier Paquelin
Professeur titulaire
Chaire de Leadership en pédagogie de l’enseignement supérieur | Université Laval

 

  • Linkedin - Isabelle Foisy

La communication est l’une des fonctions essentielles de toute organisation : « On ne peut pas ne pas communiquer » (Watalawick). Nous effectuons une multitude d’actes quotidiens de communication que ce soit dans nos sphères professionnelles ou privées, qu’ils soient formels ou non-formels, verbaux ou non-verbaux, physiques ou numériques. Cette communication a longtemps été contenue dans les espaces communs des entreprises, facilitant les communications informelles au gré de rencontres fortuites.

 

Depuis une trentaine d’années nous observons une porosité entre des mondes initialement disjoints qui font qu’une communication professionnelle peut s’inviter dans la sphère familiale. Phénomène renforcé en contexte pandémique et qui soulève de multiples questions lorsque les situations de travail sont hybridées. Comment dans un contexte de redéfinition des repères du quotidiens, penser les actes de communication afin de maintenir la cohérence au sein des organisations et soutenir un agir communicationnel commun ?

Alors que le pourcentage des employés canadiens en télétravail a été multiplié par 8 en 5 ans, nous reviendrons lors de cette conférence sur la notion d’hybridation et ses enjeux en termes communicationnels. Nous partagerons quelques repères, rappelant l’importance d’une révision du mode managérial pour que la communication soutienne l’engagement responsabilisé et responsabilisant de chaque acteur dans un climat de confiance qui assure la cohérence des collectifs en dehors de leur co-présence dans un espace physique unique dont la valeur symbolique ne peut plus agir comme seul facteur de cohésion.

Formation pré-enregistrée - 1 heure

Biographie

Didier Paquelin est professeur titulaire de la Chaire de leadership en enseignement sur la pédagogie de l’enseignement supérieur.

Ses travaux traduisent une posture compréhensive de la complexité des processus d’appropriation des dispositifs numériques pour la formation et l’apprentissage, dans les contextes formels et informels. Il a conduit plusieurs recherches longitudinales au plan national et international sur les impacts des politiques publiques de l’enseignement supérieur sur l’éventuelle transformation des pratiques pédagogiques.

 

Ses recherches abordent l’évolution des pratiques en analysant les interactions entre les paradigmes pédagogiques, les dispositifs numériques et les espaces d’apprentissage formels et informels développant la notion d’écosystème pédagogique. Il est expert auprès du ministère français de l'enseignement supérieur sur les questions de pédagogie et numérique.